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En vain Jourfier veut défendre sonpouvoir d'évêque contre les émissaires de l'autorité centrale et seréserver quelque liberté dans son for intérieur. Il parle de dignitépersonnelle; mais «le prêtre est un être qui s'abandonne, se sacrifie,abdique». Il avait cru pouvoir sauver quelque chose de lui-même: laïque,il l'aurait pu; prêtre, membre de l'Église enseignante, il ne le peutpas. L'Église ne demande pas toujours au prêtre le sacrifice de son êtretout entier; mais elle peut toujours le lui demander, et surtout elle lelui demande dès qu'il paraît vouloir se reprendre. Jourfier s'enaperçoit peu à peu, et l'histoire de cette douloureuse découverte esttout le roman. Il se convainc qu'un prêtre ne fait pas à l'Église sapart; et dès lors il faut ou qu'il se révolte ou qu'il s'immole. Encoreun coup, il est rare que la question se pose avec cette netteté tragiqueet que l'Église ait l'occasion de revendiquer ses droits sur toutel'âme; mais la question se pose ainsi pour tout prêtre qui réfléchit dèsque certaines circonstances mettent en opposition directe ses sentimentsnaturels et sa foi. oculos da oakley juliet
M. Ferdinand Fabre n'a jamais mieux montré ce qu'est un prêtrecatholique que dans cette peinture d'un prêtre qui ne l'est pas.VIIJ'aurais voulu vous montrer encore d'autres figures de prêtres: l'abbéFerrand, le bon théologien; Mgr de Roquebrun, l'évêque gentilhomme;le doux abbé Ternisien, le vieux et timide Clamouse, les troisravissants vieux chanoines de Lucifer, et Grégoire Phalippou, le moinefondateur d'ordre, et des fanatiques comme la baronne Fuster et lemarquis de Pierrerue. Les abbés Courbezon, Célestin, Capdepont etJourfier m'ont trop retenu, et cependant je n'ai pas tout dit sur eux.C'est un grand signe pour un romancier qu'on puisse s'attarder silongtemps sur chacun de ses personnages et qu'on y sente de tels«dessous». Mais ces prêtres, dont l'intérieur est si intéressant, M.Fabre sait les faire vivre, en outre, d'une vie extérieure, leur donnerune physionomie, une allure, nous les faire voir. oculos da okley Et, quant à lui, nonseulement il les voit, mais il les voit plus grands que nature;l'intensité du regard qu'il fixe sur eux les gonfle, les rend démesurés;il les admire, il les craint, il les trouve sublimes ou redoutables, ilfrémit sous leur parole. Il a, au même degré peut-être que Balzac, ledon de s'absorber en eux, de s'en éprendre, de s'en émerveiller. Il a,comme le poète de la Comédie humaine, des stupéfactions devant lesêtres qu'il crée. De là des outrances et des naïvetés: continuellementil nous avertit que ce que nous voyons ou entendons est terrible, et,comme il le croit, il nous le fait croire. «Tout à coup il eut unsoubresaut, et de sa bouche s'échappèrent ces paroles épouvantables.»Ou bien: «On ne saurait croire l'expression de force, de fermeté, quela figurine de ce vieillard de soixante-quinze ans, molle, sourianteauparavant, venait de prendre tout à coup.» Et voyez quelle convictiondans cette réflexion candide: «En vérité, l'homme est-il ainsi fait quela passion le puisse ravaler à ce point? Hélas! oui, l'homme est ainsifait, Rufin Capdepont, plus faible, eût été plus modéré peut-être. oculos da oakley masculino
 ..» Etquelle pédanterie naïve dans ce tour de phrase: «Sa tête surtoutparaissait transfigurée. Certes, c'étaient toujours les belles lignessculpturales, pleines de noblesse, qui nous ont arrêté dès lecommencement de cette étude...»Cette espèce d'ingénuité s'explique par la vigueur même et la profondesincérité de la conception.


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