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Après l'époque du 10 août, nous étions cernés de despotes qui avaientjuré la perte de la liberté, et qui avaient combiné leurs projets avecles ennemis de l'intérieur; au mois de septembre, nous apprîmes laprise de Verdun et que l'ennemi se portait sur Paris: personnejusqu'alors n'avait donné avis de son approche. Cependant quels étaientles ministres? C'étaient ceux qu'avait fait nommer Brissot. Quelsétaient les membres qui composaient la commission des Vingt-et-Un?Brissot et ses partisans. Et ces ministres, nommés par Brissot, vinrentproposer à l'assemblée d'abandonner Paris avec le roi et sa famille,qui étaient alors au Temple! Et si un autre ministre, qui n'est pas duparti Brissot, n'était venu apprendre au peuple ce que lui cachaientles hommes qui le dirigeaient; si la France ne s'était pas levée enmasse, les ennemis seraient venus à Paris, et la république seraitanéantie!Dumouriez fut alors nommé pour commander l'armée qu'avait abandonnéeLafayette, et ce furent Brissot et ses partisans qui le portèrent àcette place. Je ne sais ce qu'eut fait Dumouriez, si la France nes'était levée tout entière; mais ce que je sais, c'est que Dumouriezconduisit poliment le roi de Prusse aux frontières; ce que je sais,c'est que l'armée française était furieuse de voir échapper lesennemis, quand elle eut pu les écraser; ce que je sais, c'est queDumouriez se montra aussi respectueux envers le monarque prussien,qu'il se montre maintenant insolent envers les représentants du peuplefrançais; enfin, ce que je sais, c'est qu'il ravitailla l'armée ennemielorsqu'elle était prête à périr de misère et de faim.Dumouriez, au lieu d'exterminer les Prussiens, qui s'étaient siimprudemment engagés dans le coeur même de la France, vient à Paris.Après avoir passé quelques jours avec les détracteurs des amis de laliberté, dans des festins scandaleux, il va dans la Belgique, où ildébute par des succès éclatants pour ceux qui ne l'avaient pas apprécié. doudoune moncler angers
Dumouriez, après avoir établi son empire dans cette partie de laBelgique, part pour la Hollande: s'il fût parti trois mois plus tôt, lesuccès de cette expédition était assuré. J'ai cru un moment que lagloire retiendrait pendant quelque temps Dumouriez dans les bornes deses devoirs, et qu'il n'attenterait à la liberté de son pays qu'aprèsavoir abattu les despotes conjurés contre elle; alors Dumouriez, dontles projets auraient été à découvert, me paraissait facile à renverser.Dumouriez, après s'être emparé de quelques places de la Gueldre, sedécouvre tout à fait, et, tandis que tout était arrangé pour évacuer laBelgique, les généraux allemands, en partie donnés par Brissot, quicommandaient l'armée devant Maëstricht, nous trahissent. Si l'on osenier ces faits, j'en donnerai des preuves plus authentiques.A son retour de la Gueldre, Dumouriez se plaint-il d'avoir été trahi?Non. Il jette au contraire un voile sur tous les faits: il fait l'élogedes généraux; il loue Miranda et Lanoue, généraux très connus par leurincivisme; il impute tous nos malheurs aux soldats; il veut persuader àla France que ses armées ne sont composées que de lâches et de voleurs.Nos revers se succèdent. doudoune moncler branson Il donne une bataille, il la perd; il enaccuse l'aile gauche de son armée, qui, dit-il, a plié; mais cette ailegauche était commandée par Miranda, par son ami, et l'on doit serappeler que Dumouriez disait à son armée: "Ne vous découragez pas;surtout ayez confiance en vos généraux: ils sont mes élèves, ils sontmes amis."Dumouriez avait établi l'aristocratie dans la Belgique, eu réintégrantles officiers municipaux destitués par vos commissaires; Dumouriezavait fait des emprunts énormes; Dumouriez s'était emparé du trésorpublic, après en avoir fait emprisonner les gardiens: Dumouriez avaitassuré sa fortune et sa trahison; ensuite il déclare la guerre à laConvention nationale; il distingue deux partis qui la composent: l'unqui est subjugué (et Brissot doit se ranger dans ce parti ) et l'autrequi domine.Dumouriez dit qu'il vient protéger ce parti, qu'il dit être opprimé; ildit que Paris donne la loi à la nation, et qu'il faut anéantir Paris,et c'est dans ce moment que nous délibérons, et que l'on me fait uncrime de penser que Dumouriez a ici des partisans, et que ces partisanssont les hommes qu'il veut protéger! On m'en fait un crime, lorsqu'ilstinrent toujours un langage qui devrait les faire reconnaître! on m'enfait un crime, lorsqu'ils firent tout pour se partager la puissance! onm'en fait un crime, lorsque les Anglais, accusés d'avoir des partisansdans cette enceinte, menacent nos côtes! enfin, l'on m'en fait uncrime, lorsque Dumouriez s'efforce de décourager la nation, en luidisant que les troubles qui nous agitent nous mettent dansl'impossibilité de résister aux ennemis extérieurs, en même temps quenous réduirons les révoltés de l'intérieur; lorsque Dumouriez méprisela nation au point de dire qu'elle n'a plus d'autre parti à prendre quede transiger avec les ennemis! Et il se propose pour médiateur,lorsqu'il propose de diviser son armée et de marcher avec une partiesur Paris....Voilà une partie de mes doutes; voilà la source dans laquelle nousdevons puiser les moyens de sauver la liberté. doudoune moncler femme pas cher
Sauver la liberté!...Mais la liberté peut-elle se sauver, lorsque les amis du roi, lorsqueceux qui ont pleuré la perte du tyran, et qui ont cherché à réveillerle royalisme, paraissent nos protecteurs, paraissent les ennemis deDumouriez, lorsqu'il est évident à mes yeux qu'ils "ont ses complices.Voilà mes faits: ils ne convaincront que les hommes de bonne foi, maisje déclare que lorsque Dumouriez est d'intelligence avec l'homme quej'ai nommé, et avec tous ceux...


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