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Vous avez vu La Fayette et ses complices commenterensuite ce texte à leur manière et dans le même esprit.Que fait la faction nouvelle depuis la révolution du 10 août? Elle crieà l'anarchie, parle sans cesse d'un parti désorganisateur, dedémagogues forcenés, qui égarent et qui flattent le peuple. Brigandage,assassinats, conspirations, voilà toutes les idées dont elle entretientsans cesse les quatre-vingt trois départements. Seulement, au mot defactieux, usé par ses prédécesseurs, elle a substitué celuid'agitateurs, un peu moins trivial; car, elle sait, comme eux, quec'est avec des mots qu'on conduit les sots et les ignorants, Et à quiadresse-t-elle ces reproches? Aux aristocrates, aux émigrés, auxroyalistes? Non. Aux feuillants; aux modérés hypocrites, aux patriotesdont le zèle républicain remonte jusqu'au dix août? Non. Aux patriotesqui, depuis le commencement de la révolution, étrangers à toutes lesfactions, imperturbablement attachés à la cause publique, ont marchépar la même route au but unique de toute constitution libre, le règnede la justice et de l'égalité; à ceux qui se sont montrés dans larévolution du 10 août, et qui veulent qu'elle ait été faite pour lepeuple, et non pour une faction; enfin à ceux-là même qui furent lesobjets éternels des persécutions de La Fayette, de la cour et de tousleurs complices.Les aristocrates et les feuillants trouvaient toujours quelques motifspour méconnaître les droits du peuple, ou pour avilir son caractère. moncler enfant pas cher
Les intrigants de la république les copient, en cela, avec uneexactitude servile. Comme leurs devanciers, ils déclament contre lepublic qui assiste aux séances de l'assemblée nationale. Ils n'ont pasdédaigné d'adopter les bons mots dos plus insolents détracteurs dupeuple. Comme eux, ils s'égaient sur le souverain des tribunes, surle souverain de la terrasse des feuillants. D'André et Mauri auraientle droit de poursuivre, comme plagiaires, tels journalistes, prétenduspatriotes, que leurs lecteurs peuvent reconnaître à ce trait.Les aristocrates et les feuillants osaient imputer aux amis de laliberté l'absurde projet de la loi agraire. Mais c'était en rougissant,et dans les ténèbres, qu'ils faisaient circuler cette calomnie. moncler polo Lesintrigants de la république l'ont affichée sur les murs de Paris; ilsl'ont fait débiter à l'assemblée législative où ils dominaient, par unministre qui est leur créature, et c'est contre l'assemblée électoralemême du département de Paris qu'ils ont osé diriger cette absurdeinculpation, démentie par la notoriété publique et par l'indignationuniverselle. Il y a plus, lorsqu'immédiatement avant le décret del'abolition de la royauté, provoqué par un député de Paris, un autredéputé du même département, connu par les grands services qu'il arendus à la révolution, eut fait décréter que toutes les propriétésétaient sous la sauvegarde de la nation, n'a-t-on pas vu l'un desjournalistes et des coryphées de la coalition dont je parle, membreaussi de la convention nationale, imprimer le lendemain que cettemotion n'avait point été faite de bonne foi.Vous avez vu les aristocrates et les feuillants déclamer éternellementcontre Paris. Les intrigants de la république déclament éternellementcontre Paris, avec cette différence que, de la part des premiers, cen'était que des déclamations, et que, de la part des autres, c'est uneconspiration contre Paris et contre la république entière.Voyez avec quel acharnement ils accusent cette cité du projet insenséde vouloir subjuguer la liberté du peuple français, au moment où ellevient de l'enfanter. Voyez comme ils lui reprochent son opulence, quandelle s'est ruinée pour la défense de la cause commune. Voyez comme ilsérigent en privilège odieux le séjour fortuit de l'assembléereprésentative dans son sein, lorsque c'est à cette circonstance quesont dus, eu partie, et la naissance et les progrès de la révolution. polo moncler homme
Voyez comme ils vont jusqu'à lui faire un crime même de rappeler sesservices et ses sacrifices pour répondre à leurs calomnies.Prennent-ils même le soin de dissimuler que c'est en haine de laliberté qu'ils lui déclarent la guerre? Et pourquoi donc ne cessent-ilsd'outrager le conseil général de la commune, qui s'est dévoué à toutesles fureurs de la cour dans la nuit du 9 au 10 août; qui a donné àcette immortelle révolution le mouvement nécessaire pour foudroyer ledespotisme? Pourquoi ne cessent-ils d'outrager les sections qui l'ontchoisi; les sections qui ont choisi ces mêmes électeurs qu'ils ontdiffamé avec tant d'audace; qui ont ratifié solennellement, parelles-mêmes, le choix de ces mêmes députés qu'ils ne rougissent pas deproscrire; ces sections enfin qui ont mérité la reconnaissance, non dupeuple français, mais de l'humanité, par la profonde sagesse aveclaquelle elles ont préparé, pendant plus de quinze jours, la dernièrerévolution; par le courage sublime avec lequel elles ont donnésolennellement à toute la France le signal de la sainte insurrectionqui a sauvé la patrie? Tandis que les Parisiens, unis avec les fédérés,terrassaient le despotisme; tandis qu'ils envoyaient quarante milledéfenseurs intrépides pour combattre les ennemis de l'Etat, de lâcheslibellistes soulevaient contre eux les Français des autresdépartements, remplissaient de ridicules terreurs et de fatalespréventions les députés qui devaient composer la convention nationale,et jetaient partout le germe de la discorde et de tous les maux qui lasuivent. Si la convention nationale n'a rien fait encore qui réponde nià la hauteur de la nouvelle révolution, ni à l'attente du peuplefrançais, il n'en faut pas chercher la cause ailleurs que dans laconfiance avec laquelle un grand nombre de ses membres s'est abandonnéaux guides infidèles qui les avaient trompés d'avance. Comments'occuper du bonheur de la nation et de la liberté du monde? lorsqu'onn'est occupé qu'à faire le procès au patriotisme parisien; lorsqu'aumilieu du calme profond dont on est environné, on attend sans cesse lesorages dont on a tant entendu parler, et ces terribles agitateurs dontune coalition intrigante nous entretient tous les jours; lorsqu'onsemble regretter de ne les rencontrer nulle part? Arrive t-il dans lefond de quelque département un de ces mouvemens inséparables de larévolution qui, dans tout autre moment, ne serait pas même aperçu? unministre ne manque pas d'en faire à l'assemblée un récit épouvantable,et les intrigants de la république de pérorer contre les agitateurs deParis? Un bateau de blé est il arrêté par un peuple alarmé pour sasubsistance? ce sont les agitateurs de Paris? Des soldats sont-ilsaccusés d'insubordination justement ou injustement? ce sont lesagitateurs de Paris? Cent mille Français infortunés sont-ils à laveille de manquer de pain par la faillite des directeurs d'unebanqueroute publique, croyez-vous que les intrigants s'occuperont desmoyens de les secourir? Ils ne songeront qu'à déclamer contre lacommune de Paris, qui n'en est aucunement coupable. Une pétition qui,dans la bouche de tout autre, eût obtenu des-éloges, est-elle présentéepar des citoyens de Paris? le président la calomnie par une réponseinsidieuse et préparée, et la faction la dénonce à la France entière.Des citoyens, des magistrats ont-ils mérité l'estime de la république,par la vigilance courageuse avec laquelle ils ont découvert et étoufféles conspirations de la cour dont ils apportent les preuvesauthentiques? il n'est question que de leur faire le procès; c'est lecomité de surveillance de la commune de Paris. Des ouvriers du camp,qui manquent notoirement de travail, viennent-ils spontanément etpaisiblement présenter à l'assemblée une pétition légitime? c'est uneémeute excitée par les députés de Paris.


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