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Guadet etBrissot, que l'on obtient des adresses concertées. En ne présentant leschoses que sous une face, il est facile de donner le change auxesprits. Au surplus, il n'est pas besoin de dire que les promoteurs delettres de cette espèce sont ceux qui me provoquent actuellement parleurs murmures. Que ne parlent-ils à nos correspondants des grandsintérêts qui doivent nous occuper, au lieu de circonscrire leurspensées aux débats qui ont agité plusieurs de nos séances? Pourquoileur dire ce qu'il faudrait pouvoir nous cacher à nous-mêmes? Qu'ilsaient plutôt le courage de leur apprendre que ce sont des gens couvertsdu manteau patriotisme qui donnent lieu à ces discussions. Il faut quenos sociétés affiliées soient instruites que c'est en attaquantsourdement les principes les plus sacrés, que ces mêmes hommes espèrentparvenir aux places. Voilà le moyen d'empêcher des citoyens malinformés de tomber dans les pièges qui leur sont tendus. Voilà ce quidevrait faire l'objet d'une correspondance utile. manteau moncler
Maximilien Robespierre (1758-1794), Discours prononcé au Club desJacobins le 10 mai 1792 (10 mai 1792)(Réponse de Robespierre à Méchin, secrétaire de Brissot, qui proposaitd'une part d'écrire aux sociétés affiliées une circulaire pour hâter lepaiement des contributions; d'autre part qu'aucun membre ne pût, auprochain trimestre, recevoir sa carte sans exhiber la quittance dupercepteur. Robespierre demanda la parole et ne l'obtint qu'après laplus vive opposition de la part des membres girondins.)Ce n'est pas s'écarter de l'ordre du jour que de dire qu'il a fallucombattre pendant trois quarts d'heure pour obtenir la parole; pourquoise fait-il que, pour monter à celte tribune, il faille autant decourage que pour monter à la brèche? Ces hommes manquent à toutes lesrègles d'honnêteté, aux premiers principes de sociabilité, qui neveulent souffrir aucune contradiction, qui cherchent à étouffer toutesles réclamations suggérées par la vérité et l'amour du bien public. Jesuis obligé de m'élever contre la proposition qui a été faite, avecd'autant plus de force qu'elle se présente sous une apparence depatriotisme; je m'attends bien que je serai dénoncé par ses auteurs,par tous les ennemis de la liberté, comme le défenseur de l'anarchie,des sans-culottes, des perturbateurs; mais rien ne m'effraie.Les propositions qui portent avec elles leur réfutation n'ont pasbesoin d'être combattues; mais celles qui sont décorées des vainsdehors de patriotisme, doivent attirer toute la sagacité d'un zélépatriote. A-t-on espéré donner à entendre que je veuille attenter auxlois constitutionnelles, que je ne cesserai de soutenir? a-t-on espéréfaire croire que je prétende m'opposer à la perception des impôts? Ondira tout ce qu'on voudra, qu'importe? ma conscience, la vérité que jedéfends, me suffisent.Je vais vous prouver que les propositions qui vous ont été faites sontdangereuses, inutiles, fallacieuses et attentatoires aux principes del'égalité: inutiles, en ce que les contribuables n'ont jamais attenduque la main du receveur public. manteau moncler femme pas cher (Bravo! Bravo!) Il n'est pas vrai que,actuellement, on manque de zèle pour l'acquittement des contributions:j'ai par devers moi des preuves de ce que j'avance: et quand je voisqu'on vient nous embarrasser de choses inutiles, tandis qu'il est siimportant de s'occuper des grands intérêts de la liberté; quand je voisqu'on détourne l'attention des véritables citoyens des dangers quecourt la patrie, pour la porter sur des objets qui n'en ont nul besoin(Ah! ah! applaudissements.), quoi qu'en dise les calomniateurs, jem'indigne.On sait bien, messieurs, que les contributions sont nécessaires; encela on ne peut me prêter de mauvaises intentions, et les risées quiviennent de s'élever sont aussi déplacées qu'elles décèlent deméchanceté. Je le répète: cet objet est en ce moment inutile. S'occuperde ce qu'on a, et négliger ce qu'on n'a pas, c'est laisser aux mauxpolitiques le temps de pousser de profondes racines; je ne voisd'ailleurs, dans la proposition de M. Méchin, que l'intention duministre d'avoir une lettre qui fasse l'éloge de son zèle (Ah! ah!);j'y vois une affectation, qui des pamphlets se communique aux journauxprétendus patriotiques, d'avilir les citoyens: voilà ma premièreproposition. La seconde est beaucoup plus importante. moncler bonnet
Que signifie donc ce zèle de vouloir des quittances d'impositions pourassister à nos séances? Ce titre suffit-il pour être garant dupatriotisme? (Ah! ah! Applaudissements.) Vous voyez combien on redoutel'examen de cette question qui paraissait si facile. Il serait commodesans doute de substituer cette espèce de scrutin épuratoire à celui quidemande des certificats de patriotisme. Certes, Messieurs, un hommegorgé du sang de la nation viendrait apporter sa quittance; et lepremier qui l'aurait donnée serait en droit d'assister à vos séances.(Ce n'est pas cela. Tumulte.) Je regarderai cette motion comme puiséedans l'esprit public, lorsqu'on m'aura prouvé que tout homme qui aurapayé ses impositions, ne sera pas un perturbateur; lorsqu'on m'auraprouvé que ceux qui ont payé les impôts n'ont jamais vendu leurspoumons, leur plume, soit à la cour des Tuileries, soit aux ennemis dela révolution.


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