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Les rues étaient à peu prèsdésertes, et, ce qui ne manqua pas de frapper le chevalier, toutesles boutiques étaient fermées. Les portes et les fenêtres étaientcadenassées et verrouillées. On eût dit d'une ville abandonnée.Il fallait donc supposer que tous ceux qui n'avaient pu trouver de placesur le lieu de la course s'étaient calfeutrés chez eux. Pourquoi? Quelmot d'ordre mystérieux avait fait se fermer hermétiquement portes etfenêtres et se terrer prudemment tous les habitants des rues avoisinantla place?Et voici qu'en approchant de la place il vit des compagnies d'hommesd'armes occuper les rues étroites qui aboutissaient à cette place.Et, au bout des rues ainsi occupées, des cavaliers s'échelonnaient,établissant un vaste cordon autour de cette place.Ces soldats laissaient passer sans difficultés tous ceux qui serendaient à la course. foulard hermes
Alors, que faisaient-ils là?Pardaillan voulut en avoir le coeur net, et, comme il avait encore, dutemps devant lui, il fit le tour de cette place, par toutes les petitesrues qui y aboutissaient.Partout les mêmes dispositions étaient prises. C'était d'abord dessoldats qui s'engouffraient dans des maisons où ils se tapissaient,invisibles. Puis d'autres compagnies occupaient le milieu de la rue.Puis, plus loin, des cavaliers, et, par-ci par-là, chose beaucoup plusgrave, des canons.Ainsi, un triple cordon de fer encerclait la place et il était évidentque, lorsque ces troupes se mettraient en mouvement, il seraitimpossible à quiconque de passer, soit pour entrer, soit pour sortir.Mais ce n'est pas tout. sac birkin hermes Il y avait encore autre chose. Pour un hommede guerre comme le chevalier, il n'y avait pas à s'y méprendre. Il luisemblait que, en même temps que cette manoeuvre, une contre-manoeuvre,exécutée par des troupes adverses, il en eût juré, se dessinaitnettement, sous les yeux des troupes royales. En effet, en même tempsque les soldats, des groupes circulaient, qui paraissaient obéir à unmot d'ordre. En apparence, c'était de paisibles citoyens qui voulaient,à toute force, apercevoir un coin de la course. Mais l'oeil exercéde Pardaillan reconnaissait facilement, en ces amateurs forcenés decorrida, des combattants.Dès lors, tout fut clair pour lui. sac hermes pas cher
Il venait d'assister a la manoeuvredes troupes royales. Maintenant, il voyait la contre-manoeuvre desconjurés achetés par Fausta.Cette foule de retardataires, parmi lesquels on ne voyait pas une femme,ce qui était significatif, occupaient les mêmes rues, occupées par lestroupes royales. Sous couleur de voir le spectacle, des installations defortune s'improvisaient à la hâte. Tréteaux, tables, escabeaux, caissesdéfoncées, charrettes renversées s'empilaient pêle-mêle, étaientinstantanément occupés par des groupes de curieux.Et Pardaillan se disait:«De deux choses l'une: ou bien M. d'Espinosa a eu vent de laconspiration, et, s'il laisse les hommes de Fausta prendre si aisémentposition, c'est pour mieux les tenir qu'il leur réserve quelque jolicoup de sa façon, dans lequel ils me paraissent donner tête baissée.


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