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Mais avant que departir, nous donnâmes audience à Mr. le baron de Pelnitz, qui vint nousfaire le compliment de condoléance de la part du roi.Cet homme a fait assez de bruit dans le monde, pour que j'en dise unmot. Il est auteur des mémoires qui ont paru sous son nom. Le roi se lesfit lire. La description qu'il y trouva de la cour de Berlin lui plut sifort, qu'il eut envie de revoir Pelnitz, qui dans ce temps-là étoit àVienne, où il vivoit des grâces de l'Impératrice. Il se rendit à Berlinet sut si bien s'insinuer dans l'esprit du roi, qu'il en obtint unepension de 1500 écus. doudoune moncler homme noir
Je l'avois fort connu dans ma jeunesse. Cet hommea infiniment d'esprit et de lecture; sa conversation est des plusagréables; son coeur n'est pas mauvais, mais il n'a ni conduite nijugement, et pèche la plupart du temps par étourderie. Il a su conserversa faveur pendant toute la vie du roi et l'a assisté jusqu'à son derniersoupir. Il nous fut d'une grande ressource et nous amusoit beaucoup.Nous le prîmes avec nous à un couvent, où nous restâmes la nuit, l'arméePrussienne devant passer le lendemain proche de là et d'une petiteville, nommée Vilsek.Nous partîmes le jour suivant de bon matin et dînâmes à cet endroit. Legénéral Keith qui commandoit cette colonne de l'armée, ayant été avertique nous étions-là, nous envoya aussitôt une garde de fantassins. doudoune moncler loire Ilsétoient tous bottés, et pour nous faire honneur, ils tirèrent desguêtres par-dessus leurs bottes. Je n'ai rien vu de plus risible que cetaccoutrement, qui me paroissoit d'autant plus extraordinaire, quej'étois accoutumée à la propreté des troupes prussiennes, qui étoienttoujours tirées à quatre épingles. Mr. de Keith vint nous voir dès qu'ilfut arrivé. Ce général, Irlandois de nation, est un homme très-poli etqui sent son monde. Il nous pria de nous arrêter encore un moment,puisqu'il avoit donné ordre qu'on rangeât ses troupes en ordre debataille. Nous montâmes en voiture pour les voir. doudoune moncler femme
C'étoient tous depetits hommes ramassés, qui ne faisoient pas grande parade et quiétoient fort mal rangés. Le général m'accorda la grâce de deuxdéserteurs, qui dévoient être pendus. Il les fit mener devant ma chaise.Ils se prosternèrent devant moi et frappèrent la terre de leurs têtes sifortement, que si elle n'avoient été russiennes, elles se seroientsûrement cassées. Je vis aussi leur prêtre, qui fit beaucoup desalamalecs et me demanda excuse de n'avoir pas porté ses idoles, pour mefaire honneur. Cette nation est à peu près comme des bêtes; ils buvoientde la fange et mangeoient des champignons empoisonnés et de l'herbe,sans que cela leur fit le moindre mal. Dès qu'ils arrivoient à leurquartier, ils se mettoient dans un four, où ils tâchoient de suer, etlorsqu'ils étoient bien mouillés, ils se jetoient dans de l'eau froide,et en hiver dans la neige, où ils restoient quelque temps.


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