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qu'il remarquoit bien que nous avions de ladéfiance de lui, étant l'héritier collatéral du duc de Weimar; qu'ilvenoit exprès se justifier auprès de nous; qu'il n'étoit venu à Bareithque dans l'intention de faire réussir le mariage du duc; que ce princeavoit des caprices terribles; que c'étoit une tête sans cervelle, quin'avoit jamais de plan fixe et qui changeoit d'humeur vingt fois parjour; que nous ne parviendrions jamais à nos fins en restant sur le quivive; que je devois en badinant le faire déclarer et faire les promessestout de suite; qu'il me seconderoit de tout son pouvoir; que laprincesse lui plaisoit fort et qu'il me répondoit que les fiançailles seferoient encore le soir même, si je voulois suivre son conseil. Nous leremerciâmes beaucoup. doudoune enfant moncler en soldes
Il me fit ma leçon et pria le prince héréditairede ne s'en point mêler, car, dit-il, il aime les dames, et Son Altesseroyale le fera sauter par-dessus le bâton, si elle veut. Je fis avertirle Margrave, de tout ceci, et le fis prier de se tenir prêt à venir chezmoi au premier signal que je donnerois, afin qu'il pût être présent auxfiançailles.Je commençai à préparer mes cartes dès midi. Je fis assembler toutes desmusiques enragées que je pus rassembler; des trompettes, des tymbales;des cornemuses, des chalumaux, des trompes, des corps de chasse, enfinque sais-je, qui nous écorchèrent les oreilles au point que nous étionsà demi sourds. Mon duc entra bientôt dans son emphase de folie. Il lamit dans tout son jour; on auroit dit qu'il étoit possédé. Il se leva detable, joua lui-même des tymbales, racla du violon, sauta, dansa et fittoutes les extravagances imaginables. moncler solde Au sortir de table je le menaiavec le duc de Cobourg la princesse et mes dames dans mon cabinet. Jedébutai par lui parler de la guerre du Rhin et de condamner l'Empereurde ce qu'il négligeoit de lui donner le commandement de ses armées. Ilm'entassa alors gasconnade sur gasconnade et des rodomontades sans fin,et finit un galimathias, qui dura toute une heure, par me dire, qu'ilferoit la campagne et que son équipage étoit déjà fait. Je n'approuvepoint cela, lui dis-je, un prince comme vous ne doit point s'exposer;vous avez de grandes espérances devans vous, vous pouvez encore devenirélecteur de Saxe, quoiqu'il y ait une vingtaine de princes à envoyer àl'autre monde, avant que vous puissiez y prétendre. Cela est vrai,dit-il, mais je suis né pour les armes et c'est mon métier. Je sais unmoyen d'accommoder tout cela, continuai-je, c'est de vous marier etd'avoir bientôt un fils, et alors vous pourrez aller en campagne, quandvous le voudrez. Oh! dit-il pour des femmes, j'en trouverai cent pourune; il y a trois princesses et deux comtesses à Hoff quim'attendent-là, mais elles ne sont pas de mon goût et je les renverrai;le roi, votre père, Madame, vous a fait offrir à moi, il n'auroitdépendu que de moi de vous épouser, mais je ne vous connoissois pas etje refusai ses offres; à présent j'en suis au désespoir, car je vousadore, oui, le diable m'emporte! je suis amoureux de vous comme unchien. doudoune longue femme pas cher


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